Danser pour se libérer
Liberté intérieure, confiance en soi et reconnexion à soi par le mouvementVous vivez peut-être ce décalage : une vie bien remplie, mais un corps que vous habitez à moitié. L’envie de vous reconnecter à vous, mais sans savoir par où commencer. Le besoin de lâcher prise, mais la peur de perdre le contrôle.
Les danses libres, ce n’est pas « encore une activité à caser dans votre agenda ». C’est une porte vers ce que vous cherchez : plus de présence, plus de vitalité, plus de liberté intérieure.
La danse libre, c'est quoi exactement ?
La Movement Medicine est une pratique de danse libre. Pour moi, une fusion entre la danse et la méditation. Elle utilise l’expression corporelle pour développer la conscience de soi. C’est un espace dans lequel on prend la liberté d’oublier ce qui se passe autour pour explorer son monde intérieur grâce au mouvement, puis revenir dans la relation à l’extérieur avec plus de conscience.
La danse est libre dans le fait qu’il n’y a pas de chorégraphie à reproduire. Dans un cours de danse classique, la tête est occupée à mémoriser et à reproduire le mouvement parfait. En danse libre, on occupe le mental à observer et ressentir le corps : on bouge pour mieux sentir. Comme chacun est différent, nous sommes invités à rechercher le mouvement qui nous est personnel.
Danse libre ne signifie pas absence de cadre. Vous n’êtes pas livré·e à vous-même. L’enseignante donne une structure à l’atelier par sa musique et sa guidance, des propositions d’exploration, seul·e ou à plusieurs, des invitations à essayer de nouvelles façons de sentir son corps. Au début, on se laisse emmener. Puis, petit à petit, on sent mieux ce dont on a besoin. Alors, on se détache des mots pour suivre son propre chemin.
Danser pour retrouver sa liberté intérieure
Nous parlons beaucoup de liberté. Et pourtant, intérieurement, beaucoup d’entre nous ne se sentent pas libres.
Nous nous retenons. Nous nous adaptons. Nous faisons « comme il faut ».
Il existe souvent une contrainte plus discrète que les contraintes extérieures. Plus intime. Cette petite voix qui murmure : « Ce n’est pas raisonnable. » « On va te juger. » « Ce n’est pas le moment.«
La liberté intérieure n’est pas une idée abstraite. C’est une sensation. Une expérience corporelle. Un état où l’on se sent aligné·e, vivant·e, authentique.
Personnellement, j’ai longtemps pensé que certaines de mes contraintes venaient de l’extérieur : mes enfants, mes responsabilités, le regard des autres. Puis j’ai réalisé quelque chose d’inconfortable mais libérateur : souvent, je faisais ces choix aussi pour moi. Et reconnaître cela, ce n’est pas se juger. C’est reprendre sa liberté.
Un dimanche de septembre, j’ai dansé dans mon jardin. Sans maquillage. Sans chercher à « bien faire ». Sans tendre les pointes. Juste pour le plaisir. Je savais qu’on pouvait me voir, me juger. Pourtant, je me suis autorisée. Dans ce moment très simple, j’ai ressenti quelque chose d’essentiel. Pas spectaculaire. Mais profond.
Se sentir libre, c’est parfois simplement s’autoriser à être soi, même imparfaitement. Et c’est souvent dans le corps, via le mouvement, que cette liberté commence à se ressentir.
Nous cherchons souvent la liberté dans des décisions radicales comme changer de travail, tout plaquer. Mais la liberté intérieure peut commencer par trois minutes pour respirer, un moment pour bouger, un espace pour ressentir.
Parfois, il ne s’agit pas de comprendre davantage. Il s’agit simplement de revenir à soi.
Danser pour s'aimer
« Aimer son prochain comme soi-même » comprend « s’aimer soi-même » comme prérequis.
Vous arrive-t-il de vous effacer pour les autres – enfants, conjoint, parents – quitte à vous oublier vous-même ? Ce n’est bon ni pour eux ni pour vous.
Il m’est arrivé de penser : « Je ne m’aime pas, je suis toute entière pour les autres, donc je suis sur la bonne voie. » Je me suis oubliée pour les autres jusqu’à me perdre. L’excuse était toute servie pour me fuir moi-même.
Aujourd’hui je pose ceci : si je m’aime, si je sais ce dont j’ai besoin, ce qui me fait vibrer, alors je suis vraiment disponible pour l’autre. Je ne me sacrifie pas, je ne donne pas ce que je n’ai pas.
Un atelier de Movement Medicine, c’est un temps d’exploration de soi. On utilise le corps pour apprendre à se connaître. Grâce au mouvement, on active les liens entre le corps, le cœur et l’esprit pour se relier à sa nature profonde. On met en mouvement ce qui nous prend la tête pour s’ouvrir à une nouvelle perception. On fait circuler les émotions refoulées pour s’en libérer et choisir ce qu’on veut mettre à la place.
Libérer le mouvement, libérer le jugement
Comme au yoga, on cherche à libérer la danse des jugements de valeur : pas de bon ou mauvais mouvement, juste celui qui est là. Chacun, en fonction de sa physionomie, de son état de fatigue, de son stress du moment, aura une façon différente de bouger.
Par moment, on aimerait que notre danse soit plus dynamique, plus gracieuse. Notre mental perfectionniste censure. Notre ego impatient force.
Accepter la danse qui se joue en nous dans l’instant est le seul moyen de la faire évoluer. Nous l’accueillons, nous la dansons pour vraiment la connaître. C’est cette danse-là qui nous apprend qui nous sommes. C’est elle le point de départ sur lequel nous pouvons nous appuyer pour transformer ce qui ne nous convient pas.
En Movement Medicine, la « médecine » c’est le mouvement. On ramène du mouvement dans toutes les parties du corps qui se sont figées. Ce qui les fige, c’est toute l’énergie qu’on déploie à se retenir d’être soi. À se cacher.
Il y a mille et une raisons de se cacher. Il y a mille et une façons de se cacher. Ce qui permet la transformation, c’est l’intention qu’on donne à sa danse. Elle peut être aussi simple que l’envie d’apprendre, le besoin de se défouler, l’envie d’oublier quelques instants le monde extérieur. Elle peut être une question qu’on adresse à son corps.
Je danse ma danse jusqu’à ce qu’elle se transforme. Le mouvement du corps induit un mouvement dans le mental. La conscience de soi acquise dans la danse me permet de mieux comprendre le monde dans lequel j’évolue.
Ce que vous ressentez peut-être
Vous vous reconnaissez dans l’un de ces besoins ?
Vous portez des émotions que les mots ne suffisent pas à dire.
La danse leur donne un chemin de sortie, sans avoir à intellectualiser. Juste en bougeant ce qui a besoin de bouger. Le corps sait exprimer ce que le mental retient.
Vous vous sentez coupé·e de vos sensations, comme engourdi·e.
En dansant librement, vous revenez habiter votre corps. Les sensations se réveillent, la vitalité circule à nouveau.
Le stress et les tensions s'accumulent sans que vous sachiez comment les évacuer.
Le mouvement dansé libère physiquement ce qui est coincé. Pas besoin de comprendre pourquoi vous bougez comme ça.
Vous cherchez à vous reconnecter à vous, mais vous ne savez pas par où commencer.
La danse libre est une porte d’entrée directe. Pas de prérequis, pas de « bonne façon ». Juste vous, la musique, et ce qui émerge quand vous vous autorisez à bouger.
Vous avez l'impression de toujours contrôler, de ne jamais vraiment lâcher prise.
Danser sans chorégraphie, c’est accepter de ne pas savoir où vous allez. Cette pratique vous apprend à faire confiance à ce qui vient.
Vous vous effacez pour les autres et vous oubliez de vivre.
La danse est un espace pour revenir à vous. Pas égoïstement, profondément.
Ce que ça change, concrètement
Mon cours de danse libre, c’était le seul plaisir que je m’autorisais dans la semaine. Mon moment à moi, pour moi. J’avais choisi entre un cours de Modern Jazz, à 2 km, et un atelier de danse libre à Marseille, à 40 km. J’ai choisi Marseille.
Dès le premier cours, j’ai adoré plonger à l’intérieur de mes sensations corporelles en oubliant le regard des autres. L’improvisation que je détestais tellement dans mes cours de danse est venue naturellement, comme à la maison.
C’était une vraie parenthèse dans ma vie stressée à 100 à l’heure. La sensation de plénitude et de légèreté à la fin des ateliers. Parfois tellement forte que je me sentais bousculée, un peu perdue. Il me fallait un temps d’atterrissage pour digérer ce qui s’était raconté dans mes danses. Des bribes de vie récentes ou anciennes venaient s’inviter. Danser avec, même si ce n’était pas confortable, me permettait de leur donner un sens et de les réintégrer dans mon histoire.
« Je n’ai jamais fait de danse, je n’imaginais pas pouvoir bouger aussi librement et facilement dès la première fois. »
« Je suis arrivée énervée et stressée, repartie apaisée. C’est exactement ce dont j’avais besoin. » – Martine
« Moi, qui n’avais jamais dansé, je me suis libérée dans un espace bienveillant, sans jugement. » – Cathy
Vidéo
Exploration Yin-Yang
Danser à la recherche de l’acceptation claire (Yin) et d’une affirmation sans tension (Yang).
Un Yin qui accepte et reçoit avec fluidité, rond mais pas mou.
Un Yang qui choisit et impulse le mouvement sans forcer.
Un peu trop à droite, un peu trop à gauche,
Chercher l’équilibre… ou simplement laissez faire et apprenez de ce qui vient.
Improvisation Musique Live et danse (dans mon salon).
Au piano: Stef Vink
Ecouter la musique de Stef sur : https://www.patreon.com/stefvinkmusic et https://stefvink.bandcamp.com
Suivre Stef les évènements live online de Stef sur https://www.facebook.com/stefvinkmusic
Pour la danse : Solange Brelot (C’est moi)
Filmé le 16 Juillet 2021
Prêt·e à expérimenter en vrai ?
Et si vous essayez ?
Vous avez peut-être reconnu dans ces lignes ce tiraillement : l’envie de bouger autrement, de lâcher prise, mais aussi cette petite voix qui retient. « Je ne sais pas danser. » « J’aurais l’air ridicule. » « Ce n’est pas pour moi. »
Je connais bien cette voix. Et je sais aussi ce qui se passe quand on dépasse cette résistance : un espace de liberté insoupçonné s’ouvre.
La Movement Medicine, c’est juste une danse. Et si on le souhaite, cela peut aussi être beaucoup plus que ça.
Un premier pas, selon où vous en êtes :
🎧 Commencer en douceur
💃 Essayer en vrai
🌿 Aller plus loin
🤝 Vous traversez un blocage profond
Pas sûre de savoir quoi choisir ? → Parlons-en 15 min – sans engagement